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LEHANE Dennis - Ils vivent la nuit

Ed. Rivages - parution en  2012.

Boston, 1926.

Fils cadet de Thomas Coughlin, Joe Coughlin est le centre d’Ils vivent laIls vivent la nuit nuit.

Comme si l’aura à la fois protectrice et écrasante de Thomas ne pouvait laisser le choix qu’entre une identification aux idéaux familiaux ou à une complète rébellion, Joe, qui a du mal à se détacher du magistral et corrompu héritage du capitaine de police Thomas Coughlin dont il est le portrait craché, sera un malfrat – initié par un autre père, le parrain Tommaso « Maso » Pescatore (qu’il rencontrera lors de son séjour en prison, enfermé en même temps que d’illustres innocents, Sacco et Vanzetti) – et chef de gang dont la fortune va croître grâce à l’argent sale de la Prohibition, bâtissant un empire de la contrebande d’alcool, des armes dérobées et des casinos clandestins.

Devenu en quelques années un bootlegger et parfait hors-la-loi, après diverses activités illégales en tous genres de plus en plus dangereuses, Joe parvient à se faire respecter des caïds de la mafia cubaine et italienne qu’il mettra à genoux après quelques scènes mémorables et éprouvantes (son emprisonnement durant deux années, les passages à tabac, les tortures de ses adversaires) ; mais son rival le plus haï demeure Albert White dont il convoite d’abord le tripot clandestin puis la splendide maîtresse Emma, comme dans tout roman (et film) noir digne de ce nom. Se jouant des clichés du genre sans tomber dans la facilité ni la caricature, Joe doit composer avec une passionnante complexité intérieure : certes il devient un  « prince gangster  » influent qui apprendra à Ybor en Floride (deuxième partie entre 1929 et 1933) à tuer en se frottant à plus coriaces que lui, mais il reste un homme dans toute sa fascinante ambiguïté, avouant à son meilleur ami d’enfance et vieux complice Dion qu’il est dominé, comme tous ses ennemis, par la peur. Rebelle romantique, il révèle un cœur « amoureux d’un fantôme » (la disparition d’Emma Gould va précipiter son ascension et sa chute) doté d’une conscience incarnée par un fauve aux yeux jaunes qui le poursuit dans ses hallucinations, notamment face à la désarmante et touchante Loretta Figgis qui lui oppose de sacrés arguments en matière de rédemption et de moralité chrétienne.

Ce roman d’éducation criminelle d’une intensité quasi-métaphysique se lit comme un scénario bourré d’adrénaline dont la leçon majeure pourrait se trouver dans le titre de la dernière partie du roman : « Tous les enfants violents » et qui rappelle cet échange père/fils au début du roman :

« Ce que j’ai appris, c’est que la violence se multiplie. Et que les enfants issus de ta violence finissent toujours par se retourner contre toi comme des bêtes sauvages impitoyables. Tu ne reconnaîtras pas en eux la chair de ta chair, mais eux te reconnaîtront. Ils feront de toi l’objet de leur vindicte. [...] La violence engendre la violence, Joseph. C’est indiscutable

- Oui, papa, je sais. J’ai lu mon catéchisme.   »

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